Série de dessins réalisés à partir d”images d’un piège photographique nocturne déposé dans les forêts de l’Allier (Résidence Fraçois Colcombet, Dompierre-sur-Besre)
Fusain, cire d’abeille sur papier contrecollé sur bois, 29 x 25 cm, 2026
> Contact : Cassandre.lepicard@outlook.fr • +33 (0)6 77 42 72 45
Diplômée en 2022 de la Haute École des Arts du Rhin (Hear) à Strasbourg, Cassandre Lepicard est aujourd’hui basée à Paris.
Cassandre Lepicard s’intéresse à ce qui est tu, méprisé ou ignoré au sein du vivant. La figure animale se développe de manière protéiforme au fil de ses projets, reliques de moments vécus, d’attentes, de regards croisés.
Recouvert d’un substrat cireux, voile pur et sensuel aux allures de chair humaine qui engloutit tout sur son passage, l’animal se fige. Englué dans cette pellicule translucide, l’os est capturé et l’image est enfermée pour l’éternité dans ce simulacre d’ambre séculaire.
Ces corps opprimés, Cassandre les a cherchés, en divers lieux. Aussi bien en refuge pour animaux sauvages où l’individu soigné souffre en silence, manipulé par les mains bienveillantes de soigneurs passionnés, que lors de ses multiples passages à la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris. Là-bas, chaque spécimen encapsulé n’est qu’une représentation dénaturée d’une idée du sauvage. La captivité révèle ce qu’il y a de plus humain chez l’animal, affaibli par la monotonie d’une vie cloisonnée. À l’inverse, c’est dans les vastes espaces montagneux ou forestiers que Cassandre part à la rencontre d’un brame, d’une silhouette ou d’un os, là où le paysage et ceux qui le peuplent se fondent en une indomptable densité.
Au cœur de ses peintures, la figure disparaît et le corps se libère. Dépouillé de ses contours, il s’éparpille sur le support, devient une abstraction à la croisée des motifs organiques, végétaux et minéraux. Il se lie à son environnement, n’a plus de limite, plus de frontière. Délivré de sa silhouette, il n’est plus qu’une matière volatile et translucide.
Chair parasite est une histoire illustrée divisée en sept chapitres. Il conte le quotidien d’une jeune lycéenne à travers son discours intérieur. Un quotidien semé d’événement absurdes et de scènes douloureuses qu’elle prend toujours avec beaucoup d’indifférence. Elle se réveille chaque matin dans un corps nouveau résultant d’événements arrivés la veille. Au fil de l’histoire, la narratrice perd peu à peu son corps au profit des autres, au profit de l’espace public.
À l’occasion de publications dans différentes revues (Étapes 270, Vénus Parasite, Éditions Michelin, Nombril Magazine, Revue Éclat…) Cassandre Lepicard a réalisé de nombreuses « peintures digitales » dont les couleurs froides et les formes organiques résonnent avec son travail de plasticienne. Ses compositions abstraites sont très influencées par les entrailles humaines, les végétaux et les micro-organismes des profondeurs marines.




